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Les Cruellas jouent Polymachin au théâtre
Categories: Mises en culture

Polymachin au théâtre avec les Cruellas
Une création 100 % africaine, jouée par deux actrices sénégalaises dotées d’une belle énergie. De l’humour, du cocasse pour une sujet bien douloureux : la polygamie
.

“Polymachin”, est le spectacle présenté par la compagnie “Les Cruellas” au Lavoir-Moderne du 35 rue Léon à Paris jusqu’au 26 juillet 2010.

On sourit, on rit, on suit ces filles pleines de charme qui passent d’un personnage à un autre. Chacun “en prend pour son grade”. Monogames en tout genre, surtout les menteurs, ne cous croyez pas à l’abri des sarcasmes !

Toutefois, le sujet central reste la polygamie et derrière les rires se cachent les cœurs brisés, les enfants malmenés, les jalousies incontournables, les attachements impossibles, les haines ancrées, les corps blessés, les intelligences défiées…de la souffrance partagée, détestée.

Pas un temps mort, une heure et dix minutes suspendues aux gestes chorégraphiés des deux actrices, à leur charmant accent sénégalais.

L’interview de Agendak’Art

Agendak'Art interview les actrices

La compagnie : les Cruellas

Mada Ndiaye et Mariame Faye, les actrices de la compagnie „LesCruellas‟, sont les deux jeunes trentenaires qui défendent sur scène la pièce „Polymachin‟.

Leur compagnonnage depuis près de 20 ans, se traduit par une complicité à toute épreuve sur scène. Les réparties fusent dans un enchaînement de personnages, pour un spectacle, il est vrai, écrit à quatre mains par deux auteurs qui ne leur sont pas inconnus : Marième Faye et Mada Ndiaye, aidées du metteur en scène belge Philippe Laurent.

Philippe Laurent, actuellement metteur en scène de théâtre contemporain à Bruxelles, a longtemps résidé au Sénégal, où il a assuré durant plusieurs années la direction d‟acteurs de plusieurs compagnies de théâtre et contribué à la redynamisation de la pratique théâtrale, en qualité de coopérant (Ecole Nationale des Arts du Sénégal).

Pour la création de „Polymachin‟, les Cruellas ont collaboré avec le chorégraphe Patrick Acogny qui les a guidées dans leur jeu de scène axé sur le corps. Les choses sont dites à l‟énergie et les comédiennes s‟arrachent de leur corps, se dépensant sans compter.

Les costumes sont l‟oeuvre du styliste Cheikha, connu pour la créativité très contemporaine de son label de vêtements (Sigil) et le côté très technique de ses modèles, qui témoigne encore là de son engagement artistique.

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