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		<title>La presse assassinée : histoire de JPK</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Oct 2010 15:57:34 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Polynésie française. Jean-Pascal Couraud a disparu. Pas de corps.
Une thèse : le suicide. Pas d’enquête.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://livre.fnac.com/a2850076/Lisa-Maria-Bianca-La-presse-assassinee-L-affaire-Couraud" target="_blank"><img  class="aligncenter size-medium wp-image-1758" title="La presse assasinée" src="http://www.thetapress.fr/lethetablog/wp-content/uploads/2010/10/La-presse-assasinée-193x300.png" alt="La presse assasinée : histoire de Jean-Pascal Couraud" width="193" height="300" /></a></p>
<p>Polynésie française. Jean-Pascal Couraud a disparu. Pas de corps.<br />
Une thèse : le suicide. Pas d’enquête.</p>
<p>JPK est sa signature. Il est journaliste et ne mâche pas ses mots. Il se fait remarquer dès la fin des années 1980 pour ses articles sans complaisance sur le pouvoir en place.</p>
<p>Transit des fonds publics, amitié entre Gaston Flosse et Jacques Chirac et avantages financiers concomitants sont passés au crible.<br />
Avec les essais nucléaires effectués sur un site protégé, l’Etat français vote le versement de 150 millions d’euros par an pendant dix ans.<br />
Il dénonce les convoitises politiques sur cet argent public et le train de vie démesuré de certains.<br />
Il enquête et réunit des informations plus que dérangeantes dans un dossier et&#8230; dans la nuit du 15 décembre 1997, il disparaît.<br />
Étrange, non ? Un suicide&#8230;encore plus étrange pour un homme aussi engagé.</p>
<p>Sous les pseudonymes de Lisa Maria Bianca et de Roland Merlin, deux auteurs divulguent les informations patiemment amoncelées et mettent à jour une véritable affaire.</p>
<p>Pour amateurs de vérités cachées&#8230;</p>
<p><a href="http://livre.fnac.com/a2850076/Lisa-Maria-Bianca-La-presse-assassinee-L-affaire-Couraud" target="_blank">La presse assassinée, L&#8217;affaire Couraud</a><br />
Lisa Maria Bianca, Roland Merlin<br />
Éditions Res Publica<br />
18,90€</p>
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		<title>Svetislav Basara : le Miroir fêlé</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Oct 2010 15:21:30 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le miroir fêlé est un roman court. Anan, un jeune homme plein de ressources décide de développer sa propre névrose dans un monde où sortir de la norme est peu recommandé ; ce qui le conduit en psychiatrie avec l’accord de son père. « Ainsi, du jour au lendemain, au lieu du pithécanthrope, c’est le néant qui est devenu mon ancêtre. Cela, je le ressentais dans ma chair ».]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img  class="aligncenter size-full wp-image-1752" title="Svetislav Basara : Le miroir fêlé" src="http://www.thetapress.fr/lethetablog/wp-content/uploads/2010/10/2922868265_basara1.jpg" alt="Sletislav Basara : Le miroir fêlé" width="180" height="300" /></p>
<p style="text-align: left;">Le miroir fêlé est un roman court. Anan, un jeune homme plein de ressources décide de développer sa propre névrose dans un monde où sortir de la norme est peu recommandé ; ce qui le conduit en psychiatrie avec l’accord de son père. <em>« Ainsi, du jour au lendemain, au lieu du pithécanthrope, c’est le néant qui est devenu mon ancêtre. Cela, je le ressentais dans ma chair ».</em></p>
<p>Anan s’appuie sur un préalable : sa propre inexistence, pour renaître de son introspection et de son refus de la norme. Refus du cadre temporel dont il fixe arbitrairement les limites. Refus de la raison au profit de l’immortalité de l’âme. Refus du mensonge. Rien est épargné : religion, traditions, famille. Refus de la comédie humaine et des simples usages (du bonjour au merci). L’homme ne descend pas du singe, il y va !</p>
<p>Anan lui-même est personnage et écrivain de l’absurde. L’auteur est irrévérencieux d’un bout à l’autre, malmène tous les acquis, toutes les habitudes narratives, oscillant entre essai et roman, extravagance et réalité, folie et rationalité. Il emporte son lecteur dans une vague violente et souvent drôle, grinçant peut-être, et nous tend ce Miroir fêlé. À chacun de s’en emparer comme il le peut.</p>
<p><strong>extrait</strong></p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Qu’est-ce que c’est que ce début ?&nbsp;&raquo; se demanda le typo à l’imprimerie en lisant : &laquo;&nbsp;Qu’est-ce que c’est que ce début ?&nbsp;&raquo; Puis il haussa les épaules et continua de composer le texte. C’est ainsi que le roman commençait alors qu’il était achevé depuis longtemps. Mais ce dont parle le roman avait commencé bien avant : la nuit où j’avais compris que je ne descendais pas du singe.<br />
Cette nuit-là, mon monde s’est écroulé.»</em></p>
<p>Né en 1953, Svetislav Basara est un écrivain parmi les plus brillants de sa génération, mais aussi un des plus controversés. Ses petits chefs-d&#8217;oeuvre d&#8217;absurde forment une oeuvre iconoclaste, et malmènent les règles du roman et l&#8217;ordre du monde en une farce cynique et grinçante.</p>
<div id="_mcePaste">Le Miroir Fêlé</div>
<div id="_mcePaste">Svetislav Basara</div>
<div id="_mcePaste">Les Allusifs 028</div>
<div id="_mcePaste">13€</div>
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		<title>Les Cruellas jouent Polymachin au théâtre</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Jul 2010 08:09:04 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Une comédie 100 % africaine, jouée par deux actrices sénégalaises dotées d’une belle énergie. De l’humour, du cocasse pour une sujet bien douloureux : la polygamie.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="font-family: 'andale mono', times;"><a href="http://www.rueleon.net/"><img  class="aligncenter size-medium wp-image-1230" title="Polymachin au théâtre avec les Cruellas" src="http://www.thetapress.fr/lethetablog/wp-content/uploads/2010/07/Image-4-300x299.jpg" alt="Polymachin au théâtre avec les Cruellas" width="300" height="299" /></a><br />
Une création 100 % africaine, jouée par deux actrices sénégalaises dotées d’<a href="/lethetablog/archives/1263">une belle énergie</a>. De l’humour, du cocasse pour une sujet bien douloureux : la polygamie</span></strong><span style="font-family: 'andale mono', times;">.</span></p>
<p><strong>“Polymachin”</strong>, est le spectacle présenté par la compagnie “Les Cruellas” au Lavoir-Moderne du 35 rue Léon à Paris jusqu’au 26 juillet 2010.</p>
<p>On sourit, on rit, on suit ces filles pleines de charme qui passent d’un personnage à un autre. Chacun “en prend pour son grade”. Monogames en tout genre, surtout les menteurs, ne cous croyez pas à l’abri des sarcasmes !</p>
<p>Toutefois,  le sujet central reste la polygamie et derrière les rires se cachent les cœurs brisés, les enfants malmenés, les jalousies incontournables, les attachements impossibles, les haines ancrées, les corps blessés, les intelligences défiées&#8230;de la souffrance partagée, détestée.</p>
<p>Pas un temps mort, une heure et dix minutes suspendues aux gestes chorégraphiés des deux actrices, à leur charmant accent sénégalais.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="290" height="180" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdypnw" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="290" height="180" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdypnw" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<h2>L&#8217;interview de Agendak&#8217;Art</h2>
<p><a href="http://www.agendakar.com/index.php?option=com_customproperties&amp;view=show&amp;task=show&amp;bind_to_section=10&amp;cp_chronique_auteurs=&amp;cp_chroniques_descriptifs=&amp;cp_chroniques_dates[]=novembre_2009&amp;submit_search=Recherche" target="_blank"><img  class="align size-full wp-image-1246" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;" title="Agendak'Art interview les actrices" src="http://www.thetapress.fr/lethetablog/wp-content/uploads/2010/07/Image-7.jpg" alt="Agendak'Art interview les actrices" width="568" height="360" /></a></p>
<h2>La compagnie : les Cruellas</h2>
<p>Mada Ndiaye et Mariame Faye, les actrices de la compagnie <a href="http://www.myspace.com/lescruellas" target="_blank">„LesCruellas‟</a>, sont les deux jeunes trentenaires qui défendent sur scène la pièce „Polymachin‟.</p>
<p>Leur compagnonnage depuis près de 20 ans, se traduit par une complicité à toute épreuve sur scène. Les réparties fusent dans un enchaînement de personnages, pour un spectacle, il est vrai, écrit à quatre mains par deux auteurs qui ne leur sont pas inconnus : Marième Faye et Mada Ndiaye, aidées du metteur en scène belge Philippe Laurent.</p>
<p><a title="le myspace de Philippe Laurent" href="http://www.myspace.com/philippelaurent" target="_blank">Philippe Laurent</a>, actuellement metteur en scène de théâtre contemporain à Bruxelles, a longtemps résidé au Sénégal, où il a assuré durant plusieurs années la direction d‟acteurs de plusieurs compagnies de théâtre et contribué à la redynamisation de la pratique théâtrale, en qualité de coopérant (Ecole Nationale des Arts du Sénégal).</p>
<p>Pour la création de „Polymachin‟, les Cruellas ont collaboré avec le chorégraphe <a href="http://www.chambrenoire.com/francois-goudier/toubab-dialaw-ecole-des-sables-danse-contemporaine/fg000309.jpg-photo.html" target="_blank">Patrick Acogny</a> qui les a guidées dans leur jeu de scène axé sur le corps. Les choses sont dites à l‟énergie et les comédiennes s‟arrachent de leur corps, se dépensant sans compter.</p>
<p>Les costumes sont l‟oeuvre du styliste Cheikha, connu pour la créativité très contemporaine de son label de vêtements (Sigil) et le côté très technique de ses modèles, qui témoigne encore là de son engagement artistique.</p>
<h2></h2>
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		<title>&#171;&#160;La bâtarde d&#8217;Istanbul&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Jul 2010 16:49:03 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[©Thetapress D.Kalioris Sorti en 2007, il est en poche depuis 2008. “La bâtarde d’Istanbul” est un roman, écrit par une auteure turko-américaine : Elif Shafak dont il faut saluer le courage. Elle a été traduite devant la justice turque et n’a dû son acquittement qu’au soutien massif de personnalités de tous pays. Le Grand Bazar [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<div id="attachment_1197" class="wp-caption aligncenter" style="width: 210px"><a rel="attachment wp-att-1197" href="http://www.thetapress.fr/lethetablog/archives/1193/istanbul-bosphore"><img  class="size-full wp-image-1197" title="Bosphore" src="http://www.thetapress.fr/lethetablog/wp-content/uploads/2010/07/Istanbul-Bosphore.jpg" alt="Les bateaux d'Istanbul" width="200" height="133" /></a><p class="wp-caption-text">©Thetapress D.Kalioris</p></div>
<p><strong><span style="font-family: 'andale mono', times;">Sorti en 2007, il est en poche depuis 2008. “La bâtarde d’Istanbul” est un roman, écrit par une auteure turko-américaine : Elif Shafak dont il faut saluer le courage. Elle a été traduite devant la justice turque et n’a dû son acquittement qu’au soutien massif de personnalités de tous pays.</span></strong></p>
<div id="attachment_1198" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://www.istanbulguide.net/"><img  class="size-full wp-image-1198 " title="Istanbul Le Grand Bazar" src="http://www.thetapress.fr/lethetablog/wp-content/uploads/2010/07/Grand-Bazar2.jpg" alt="Le Grand Bazar d'Istanbul" width="150" height="226" /></a><p class="wp-caption-text">Le Grand Bazar d&#39;Istanbul ©Thetapress D.Kalioris</p></div>
<p>C’est un moment de lecture délicieux pour peu qu’on se laisse entraîner par l’écriture rapide et virevoltante au sein d&#8217;un monde baroque dans lequel évoluent des femmes hautes en couleurs. Improbable l’histoire, et alors ? Du cocasse au tragique, les histoires de deux familles se tricotent au sein d’une Histoire qui les dépasse et les emporte. Turque et Arménienne, ces histoires intimes, ces secrets de familles se font l’écho du déni ou du ressassement des peuples. Ces femmes ambiguës, contradictoires, changeantes, possessives sont l’expression de ce bouillonnement de l’histoire, de ce qui, malgré la rupture, pourrait rassembler.</p>
<p>Entrent en scène les sons, les odeurs et les saveurs. Chaque chapitre porte le nom d’un mets, d’une épice et c’est au son des contes communs que se savourent les plats identiques ou presque, dégustés dans les deux familles. C&#8217;est autour de goûts si proches que se retrouvent deux jeunes filles en quête de réponses. Ce pot commun des papilles est aussi celui de leurs vies entremêlées. Quelques recettes figurent au fil des pages pour les curieux&#8230;</p>
<p>Il faut aimer ces digressions qui détournent régulièrement l’auteure de son fil conducteur, pour y revenir ensuite. On peut y lire une illustration de la complexité de l’histoire commune, et de la rupture de ces deux peuples comme si, à chaque instant, cela avait pu se passer autrement, comme si l&#8217;histoire avait pu se<code> </code>laisser<code> </code>distraire.</p>
<p>Et puis de tout ce marasme émergent des êtres attachants et une jeunesse qui dépasse le face à face entre déni et rumination, qui accepte un passé tragique sans renoncer aux retrouvailles. L&#8217;amitié d&#8217;Asya et d&#8217;Armanoush est un beau message d&#8217;espoir adressé à deux peuples.</p>
<p>Émouvant, ce livre est un pur bonheur.</p>
<p>La bâtarde d&#8217;Istanbul<br />
Elif Shafak<br />
<a href="http://www.10-18.fr/site/la_batarde_d_istanbul_&amp;104&amp;9782264047403.html?RECHA=la+b%E2tarde+d%27istanbul" target="_blank">Chez 10 18</a></p>
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		<title>La société toxique : où cela secache t-il ?</title>
		<link>http://www.thetapress.fr/lethetablog/archives/714</link>
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		<pubDate>Tue, 11 May 2010 09:08:09 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Coups de pieds dans la fourmilière, coups de gueule contre l’établi et le rigide, coups de force contre l’histoire posée, “imposée” ? , le livre de Priska Ducoeurjoly fait un tour des études qui ne sortent jamais, des médecins qu’on ignore, des théories qui dérangent, des idées toutes faites ou contrefaites, de ce qui contribue à intoxiquer l’humain corps et âme.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_713" class="wp-caption aligncenter" style="width: 221px"><a rel="attachment wp-att-713" href="http://www.thetapress.fr/lethetablog/archives/714/attachment/9782358100182"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><img  class="size-medium wp-image-713" title="La Société Toxique : manuel de dépollution mentale" src="http://www.thetapress.fr/lethetablog/wp-content/uploads/2010/05/9782358100182-211x300.jpg" alt="La Société Toxique : manuel de dépollution mentale" width="211" height="300" /></span></a><p class="wp-caption-text">aux éditions Respublica</p></div>
<p><strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Coups de pieds dans la fourmilière, coups de gueule contre l’établi et le rigide, coups de force contre l’histoire posée, “imposée” ? , le livre de <a href="http://priskaducoeurjoly.over-blog.com/" target="_blank">Priska Ducoeurjoly</a> fait un tour des études qui ne sortent jamais, des médecins qu’on ignore, des théories qui dérangent, des idées toutes faites ou contrefaites, de ce qui contribue à intoxiquer l’humain corps et âme.</span></strong></p>
<p><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><a rel="attachment wp-att-715" href="http://www.thetapress.fr/lethetablog/archives/714/pryska"><img  class="alignleft size-full wp-image-715" style="margin-left: 5px; margin-right: 5px;" title="Pryska Ducœurjoly, journaliste" src="http://www.thetapress.fr/lethetablog/wp-content/uploads/2010/05/Pryska.jpeg" alt="portrait de Pryska Ducœurjoly, journaliste" width="100" height="150" /></a>Déstabilisante, cette journaliste traque l’intox et revendique pour chacun le droit d’y échapper, d’en réchapper. Toxicité </span><strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">médiatique</span></strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">, toxicité </span><strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">médicamenteuse</span></strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">, toxicité </span><strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">alimentaire</span></strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">, elle prend de front les alibis, les mensonges en tous genres et remet en cause des idées largement partagées et anciennes. Elle nous trouble, nous dérange avec ces informations étonnantes, parfois irritantes et nous contraint à construire une opinion autonome, à repenser les contradictions avec lesquelles nous avions accepté des compromis. Si elle nous interpelle quant à notre faculté à nous laisser berner par l’acquis, ses diverses propositions alternatives sont soumises à autant de questions et laissent parfois tout aussi dubitatif.</span></p>
<h2><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"></p>
<p>Mais pourquoi donc ?</p>
<p></span></h2>
<p><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">À la lecture de son livre, le lecteur souhaiterait s’arrêter et lui demander : Que faites-vous des pays sans vaccination où la mortalité infantile est dramatique ? Que faites-vous de ces maladies éradiquées qui tuaient à tour de bras et tuent encore là où l’on n’utilise pas les médicaments décriés ? Comment peuvent faire des citoyens en perte de pouvoir d’achat de façon catastrophique pour manger bio ? Les études que vous citez sont-elles réellement plus fiables que ce qu’elles dénoncent ?<br />
Mais aussi, comment se fait-il, si tout cela est vrai, que toute cette information ne soit pas exploitée au bénéfice des peuples ? Comment faire pour cesser de placer aux commandes ceux-là mêmes dont les intérêts personnels sont supérieurs aux intérêts des peuples dont ils ont la charge ? Pourquoi le citoyen reste t-il si passif face à la fois au racket que cela représente parfois, à ces mensonges et au coût qu&#8217;il doit supporter au quotidien ? Où est passée notre colère ?<br />
Un livre comme le vôtre a la vertu indéniable du dévoilement mais est-ce à usage individuel ?<br />
Il n’en reste pas moins que ça décape la tête, ça “détox” le cerveau&#8230;un livre à placer dans toutes les mains.</span></p>
<p><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">La Société toxique : manuel de dépollution mentale<br />
Pryska Ducœurjoly<br />
éditions Respublica<br />
18,90 €</span></p>
<p><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Des <a href="http://www.neo-planete.com/2010/04/09/petit-guide-vert-du-menage-ecolo/?utm_source=feedburner&amp;utm_medium=feed&amp;utm_campaign=Feed:+neoplanete+(Neoplanete)" target="_blank">astuces</a> pour consommer <a href="http://www.neo-planete.com/2010/05/11/comment-consommer-bio-sans-se-ruiner/?utm_source=feedburner&amp;utm_medium=feed&amp;utm_campaign=Feed:+neoplanete+(Neoplanete)" target="_blank">bio</a>..sans se ruiner sur néoplanète et sur <a href="http://www.mescoursespourlaplanete.com/TrucsVerts/Alimentation_41/Courses_alimentaires_44.html" target="_blank">mescoursespourlaplanete.com<br />
</a></span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><a href="http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/08/22/que-mangent-les-poissons-qu-on-mange_1400753_3244.html" target="_blank">En savoir + </a></span> Que mangent les poissons qu&#8217;on mange ?<span style="font-size: xx-small;"> LE MONDE MAGAZINE | 22.08.10<br />
</span><span style="font-size: x-small;"><strong>Observoire des prix des fruits et légumes :<a onclick="window.open('/lethetablog/wp-content/uploads/2010/05/etude-fruits-et-legumes.pdf','Télécharger le fichier','scrollbars=yes,resizable=yes,width=300,height=300');return false;" href="/lethetablog/wp-content/uploads/2010/05/etude-fruits-et-legumes.pdf"> télécharger l&#8217;étude été 2010</a></strong></span></p>
<p><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong>à lire aussi :<br />
</strong></span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><a href="/lethetablog/archives/17">Quand la cité doit accueillir les arbres<br />
</a></span><a href="/lethetablog/archives/499"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">La Taxe Carbone : en savoir +<br />
</span></a><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><a href="/lethetablog/archives/297">Villa el Salvador, le collectif pour tous<br />
</a></span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><a href="/lethetablog/archives/111 ">La dernière frontière ou la vie d&#8217;un trappeur</a></span></p>
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		<title>Colère pour un père Italien</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Apr 2010 16:21:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hysore</dc:creator>
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		<description><![CDATA[“L’arrivée de mon père en France” paru en 2008 aux éditions Michel de Maule vient d’être traduit en italien et publié de l’autre côté des Alpes.
 L’auteure, Martine Storti, fille ouvrier immigré italien, se prête à un double exercice : d’une part, une recherche intime et familiale et d’autre part un questionnement du passé collectif et individuel.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a rel="attachment wp-att-672" href="http://www.thetapress.fr/lethetablog/archives/667/dsc00918"><img  class="aligncenter size-medium wp-image-672" title="DSC00918" src="http://www.thetapress.fr/lethetablog/wp-content/uploads/2010/04/DSC00918-300x168.jpg" alt="" width="300" height="168" /></a></p>
<p><span style="font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;"><strong>“L’arrivée de mon père en France”</strong></span><span style="font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;"> </span><span style="font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;">paru en 2008 aux éditions Michel de Maule vient d’être traduit en italien et publié de l’autre côté des Alpes.<br />
L’auteure, Martine Storti, fille ouvrier immigré italien, se prête à un double exercice : d’une part, une recherche intime et familiale et d’autre part un questionnement du passé collectif et individuel.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;"><span style="font-size: small;">Le lecteur attentif la suit dans une réflexion qui va et vient</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;"><br />
</span><br />
<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="320" height="180" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/AUKOKMAquog&amp;hl=fr&amp;fs=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="320" height="180" src="http://www.youtube.com/v/AUKOKMAquog&amp;hl=fr&amp;fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong><span style="font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;">Entre l’immigration d’hier et celle d’aujourd’hui </span></strong></p>
<p><span style="font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;">Son père : elle en construit le cheminement migratoire en imagination au moins autant que grâce aux quelques informations dispensées par sa mère ; son père, disparu trop tôt après 30 ans d’amiante, ouvrier silencieux&#8230; n&#8217;a pas transmis son histoire. Or, la transmission est le grand sujet de la vie de sa fille : journaliste puis inspectrice générale de l&#8217;Éducation nationale.</span></p>
<p><strong><span style="font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;">Entre les mots d’hier et ceux d’aujourd’hui</span></strong></p>
<p><span style="font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;">Cette conférence internationale de 1938 à Évian où la question était déjà posée de choisir ses immigrés&#8230;parmi les juifs fuyant le nazisme montant ; où l’on craignait déjà de “faire monter l’antisémitisme” en laissant s’installer les immigrants&#8230; et ces mots du XXIème siècle qui reprennent les mêmes logiques de peur de l’autre.</span></p>
<p><span style="font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;">De la cuisine de ses parents à Colombes aux réflexions sur ce qui a fabriqué une France Vichyste, il y a quelques tours de roues de vélo, ceux qui conduisent l’ouvrier italien vers Pithiviers pour y trouver quelques produits frais au marché noir. Et sa fille de s’interroger : </span><em><span style="font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;">&laquo;&nbsp;que savait-il, que savait-on ? Que ne pouvait-on pas ignorer ? Où commencent nos petites démissions et quand entre t-on dans la grande lâcheté ? Pourquoi Irène Némirovsky est-elle morte sans soutien, seule, si seule ?&nbsp;&raquo;</span></em><span style="font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;">Avoir peur, sans doute, mais de quoi ? Pendant la guerre, la peur de mourir ou de faire mourir ses proches&#8230;on comprend bien. </span><em><span style="font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;">&laquo;&nbsp;Qu’aurais-je fait ?&nbsp;&raquo;</span></em><span style="font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;"> se demande l’auteure. Question qui taraude mais reste définitivement sans réponse. D’ailleurs, sa voix se fait douce pour dire </span><em><span style="font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;">“Nous n’avons pas à juger les générations qui nous ont précédés.”</span></em></p>
<p><em><strong><span style="font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;">Mais aujourd’hui ?</span></strong><span style="font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;"> <span style="font-style: normal;">Nous acceptons d’entendre ce qui paraissait inaudible il y a quelques années seulement. Nous nous habituons à ce qui devrait encore nous choquer. Nous ne réagissons pas alors que nous ne courrons aucun risque, surtout pas celui d’en mourir. C’est la belle démonstration qu’avait fait à sa sortie le film “Welcome”, avec Vincent Lindon : l’action n’engage pas de grand risque ici, on peut la décider pour de piètres raisons, ne pas être un héros et pourtant être utile.</span></span></em></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="320" height="180" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/pXHLQIFQyqI&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="320" height="180" src="http://www.youtube.com/v/pXHLQIFQyqI&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><span style="font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;">Nous voyons maltraiter les Italiens d’hier. Afghans, Kurdes, Maliens ou Turkmènes, ces hommes fuient. Il fuient une pauvreté, une situation politique et sociale, une société liberticide,&#8230; ? Nos gouvernements européens prononcent les mots de 1938.</span></p>
<p><span style="font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;">Martine Storti nous interpelle <em>“Quand est-on dans l’engrenage ? Quand bascule t-on ?”</em> Aveuglement ou défaut de lucidité, incompréhension, peurs irrationnelles, confort d’obéissance et de docilité, manque d’autonomie et de courage, elle sait que cela se rencontre à chaque instant du quotidien. L’expérience menée par Christophe Nick sur France2, aussi contestable soit-elle, le confirme ; la remontée des extrêmes droites en Europe également.</span></p>
<p><span style="font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;">Les immigrés sont relégués où les abandonne notre combativité : dans l’anonymat et l’indifférence.<br />
<span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif;"><span style="font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;">Hannah Arendt écrit dans </span><em><strong><span style="font-size: small;">Le système totalitaire</span></strong></em><span style="font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;"> </span><em><span style="font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;">“&#8230;expérience d’absolue non-appartenance au monde, qui est l’une des expériences les plus radicales et les plus désespérées de l’Homme”</span></em><span style="font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;">. En sommes-nous proches ? <em>“Non, s’exclame Martine Storti, contrairement à ce que notre regard ne veut plus croiser, ces ombres que nous ne nommons plus et ne voulons plus voir, ont une histoire, un père et une mère, une culture, des amours. Ils existent !”</em></span></span></span></p>
<p><span style="font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;">De sa colère familiale devant l’injustice infligée à son père dans sa propre famille qu’elle nous raconte, Martine Storti fait émerger une colère collective devant l’injustice qui ne nous émeut plus assez. Ses qualités de désobéissance ne viendraient-elles pas de là ?</span></p>
<p><span style="font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;">&gt;Lire l&#8217;article sur son dernier livre </span><span style="font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;"><strong><a href="/lethetablog/archives/437">&laquo;&nbsp;Je suis une femme. Pourquoi, pas vous?&nbsp;&raquo;</a></strong></span><span style="font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;"> </span></p>
<p><em><strong><span style="font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;">&laquo;&nbsp;L’arrivée de mon père en France&nbsp;&raquo;<br />
</span><span style="font-style: normal; font-weight: normal;"><a href="http://www.martine-storti.fr/" target="_blank"><span style="font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;">Martine Storti</span></a><span style="font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;"><br />
éditions Michel de Maule</span></span></strong></em></p>
<p><em><span style="font-style: normal; font-weight: normal;"><span style="font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;"><strong>Lire aussi sur le thetablog :</strong></span></span></em><em><strong><span style="font-style: normal; font-weight: normal;"><span style="font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;"><br />
<a href="/lethetablog/archives/1173">Les Italiens, peuple bâtisseur</a></span></span></strong></em></p>
<p><strong>Sur Youphil</strong><br />
<span style="font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;"><a href="http://www.youphil.com/en/node/2963" target="_blank">Rapport alarmant de la Cimade</a></span></p>
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		<title>Je suis une femme, pourquoi pas vous?</title>
		<link>http://www.thetapress.fr/lethetablog/archives/437</link>
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		<pubDate>Sun, 07 Mar 2010 13:58:45 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rassemblés dans cet ouvrage, les articles de Martine Storti parus dans Libération entre 74 et 79, reprennent l'histoire d'une émancipation, d'une lutte tumultueuse, insolente, contradictoire, souvent violente. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_438" class="wp-caption aligncenter" style="width: 152px"> <img  class="size-full wp-image-438   " style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;" title="Martine Storti" src="http://www.thetapress.fr/lethetablog/wp-content/uploads/2010/03/Storti-book.jpg" alt="&quot;Je suis une femme, pourquoi, pas vous?&quot;" width="142" height="237,5" /><p class="wp-caption-text">paru le 4 mars 2010 à l&#39;occasion des 40 ans du MLF.</p></div>
<p><strong><span style="font-family: &amp;amp;amp;">Rassemblés dans cet ouvrage, les articles de Martine <a href="http://www.martine-storti.fr/livres/je_suis_une_femme_pourquoi_pas_vous.html" target="_blank">Storti</a> parus dans Libération entre 74 et 79, reprennent l&#8217;histoire d&#8217;une émancipation, d&#8217;une lutte tumultueuse, insolente, contradictoire, souvent violente. Ils ont valeur de documentaires tout autant, parfois, qu&#8217;une criante actualité qui met en perspective ce livre avec ceux de Sylviane <a href="http://lodel.ehess.fr/cehta/document.php?id=142" target="_blank">Agacinski</a> (&laquo;&nbsp;Corps en miettes&nbsp;&raquo;) et d&#8217;<a href="http://editions.flammarion.com/Albums_Detail.cfm?ID=37846&amp;levelCode=home" target="_blank">Élisabeth Badinter</a> (&laquo;&nbsp;Le conflit, la femme et la mère&nbsp;&raquo;).</span></strong> 1974/1975, en Espagne, une épouse est encore juridiquement propriété de son époux. En France, un jeune président de la République donne la majorité à 18 ans, met en place le remboursement de la pilule et le divorce par consentement mutuel, crée un secrétariat d&#8217;État à la condition féminine, libéralise l&#8217;avortement, fait entrer des femmes au gouvernement&#8230;met en mouvement l&#8217;institution.</p>
<div id="attachment_442" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><img  class="size-thumbnail wp-image-442    " title="francine demichel" src="http://www.thetapress.fr/lethetablog/wp-content/uploads/2010/03/paris8francinedemichel-150x142.jpg" alt="" width="150" height="142" /><p class="wp-caption-text">Francine Demichel, née en 1938, agrégée de droit public, est professeure des Universités émérite en Droit public à l&#39;Université de Paris VIII. Très impliquée dans la cause féministe, elle suscitera de nombreux rapports et travaux sur la place des femmes en science ou dans l&#39;université. </p></div>
<p>Certes, la France des institutions n&#8217;est pas révolutionnaire mais, comme le soutient alors <a href="http://www.helsinki.fi/science/xantippa/wle/wlf11.html" target="_blank"><strong>Francine Demichel</strong></a>, le droit peut être utilisé comme outil de transformation sociale. Un débat qui soulève les passions en 1976 alors que les mouvements féministes se mobilisent contre les violences faites aux femmes et que le viol entre dans la catégorie des crimes passibles des Assises. Martine Storti, à chaud alors, dénonce déjà les contradictions, les oppositions plus ou moins fécondes qui secouent le féminisme. Ainsi, si certaines se rangent derrière la position de Francine Demichel, d&#8217;autres y voient un cadeau fait au tout répressif !</p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="100%">
<tbody>
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<td>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="320" height="180" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/KrstdE8Zj5Y&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="320" height="180" src="http://www.youtube.com/v/KrstdE8Zj5Y&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Ce livre permet donc de retracer la lutte et les luttes internes, de retrouver ces oppositions liées non seulement à des positions philosophiques mais aussi et surtout à des convictions politiques, à des influences sociales et culturelles.  Le féminisme est alors pour certaines la demande d&#8217;une cogestion de la société telle qu&#8217;elle est, quand, pour d&#8217;autres, c&#8217;est l&#8217;occasion de remettre en cause les fondements politiques d&#8217;un capitalisme construit sur le patriarcat et sur une place dévolue aux femmes&#8230; inacceptable !  Martine Storti, qui a été professeur de philosophie avant d&#8217;entrer comme journaliste à Libération, veut créer au sein de son journal un espace destiné à suivre l&#8217;évolution du mouvement féministe. Mais là aussi, rien n&#8217;est acquis.</p>
<h4><em><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">&laquo;&nbsp;Je me souviens encore maintenant de la venue de Sartre pendant l&#8217;une de ces journées où nous préparions la reparution du journal. Il n&#8217;était plus directeur de la publication mais continuait à s&#8217;intéresser à Libé. Sartre ne voyait presque plus, marchait difficilement, ce qui ne l&#8217;empêcha pas de s&#8217;étonner qu&#8217;aucune femme ne participe à la dite &laquo;&nbsp;animation&nbsp;&raquo; du journal.&nbsp;&raquo; </span></em></h4>
<div id="attachment_443" class="wp-caption alignleft" style="width: 119px"><img  class="size-thumbnail wp-image-443 " title="storti" src="http://www.thetapress.fr/lethetablog/wp-content/uploads/2010/03/storti-109x150.jpg" alt="" width="109" height="150" /><p class="wp-caption-text">Martine Storti, née le 29 avril 1946 à Colombes dans les Hauts-de-Seine, est une journaliste et écrivaine française. Après avoir été étudiante à la Sorbonne, elle a enseigné la philosophie dans un lycée du nord de la France, puis a été journaliste pendant 15 ans, notamment à Libération. Elle devient inspectrice générale de l&#39;éducation nationale en 1991.</p></div>
<p>Ainsi, chemine t-on pendant cinq années entre les articles de l&#8217;auteur et ses réflexions actuelles sur un mouvement dont est annoncé le déclin par les femmes elles-mêmes : <em>&laquo;&nbsp;En Italie comme en France, des voix s&#8217;élèvent pour qualifier le féminisme de &laquo;&nbsp;ringard&nbsp;&raquo; et proclamer &laquo;&nbsp;la fin du Mouvement&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<h4><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">&laquo;&nbsp;S&#8217;esquisse ce qui allait triompher dès les années 80, ce mélange de ricanement et d&#8217;impudence, ce dévergondage intellectuel et moral dont la traduction sociale sera la fascination pour l&#8217;argent et le succès, quel qu&#8217;il soit, ce culte de la modernité confondue avec la vanité de l&#8217;action politique et l&#8217;assentiment à l&#8217;esprit du temps.&nbsp;&raquo;</span></h4>
<p>Tandis que la révolution iranienne a mis fin à la dictature du Shah, les femmes défilent à Téhéran pour tenter, en vain, de lutter contre une nouvelle tyrannie qu&#8217;elles voient poindre avec le port du tchador rendu obligatoire. Simone de Beauvoir dirige la délégation envoyée par le Comité international du droit des femmes. Martine Storti est du voyage. Voilà qui fait écho et interroge face aux discussions enflammées et actuelles sur la liberté du port du voile.  Et alors que la loi pour le droit à l&#8217;avortement doit être reconduite au parlement (1979) et qu&#8217;une mobilisation est organisée en soutien, Serge July pronostique : &laquo;&nbsp;Il n&#8217;y aura personne, le féminisme, c&#8217;est fini!&nbsp;&raquo;. Aïe !  Est-ce cela qui nous conduit aujourd&#8217;hui devant des constats similaires à ceux vieux de trente ou quarante années : immobilismes ou  régressions ? Qu&#8217;il s&#8217;agisse du corps, du désir, des fonctions de femme et de mère, de la séduction, de l&#8217;autonomie, de l&#8217;image,&#8230; il semble que le parcours, loin d&#8217;être achevé reste absolument à faire.  Et sans doute peut-on rejoindre Luce Irigaray qui disait déjà en 1979 : <em>&laquo;&nbsp;Un certain mode d&#8217;action est ajourd&#8217;hui périmé ? Peut-être. </em></p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="100%">
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<td>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="290" height="180" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/jyODoSCRynM&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="290" height="180" src="http://www.youtube.com/v/jyODoSCRynM&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Qu&#8217;importe ! Tant d&#8217;autres sont en chantier !&nbsp;&raquo; Ou devraient être remis en chantier pourrait-on dire quand on entend certaines adolescentes craindre le regard des garçons lorsqu&#8217;elles sortent ; quand les propos sexistes deviennent monnaie courante&#8230;lorsque la maternité s&#8217;impose dans les discours comme une forme d&#8217;aliénation et non comme un choix pleinement assumé, de ceux qui fabriquent du bonheur de vivre !</p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="100%">
<tbody>
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<td>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="290" height="180" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/3Vm4Ms81glg&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="290" height="180" src="http://www.youtube.com/v/3Vm4Ms81glg&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<div id="attachment_441" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a rel="attachment wp-att-441" href="http://www.thetapress.fr/lethetablog/archives/437/l-irigaray%c2%a9cathy-bernheim"><img  class="size-thumbnail wp-image-441    " style="margin: 0px;" title="L.IRIGARAY©Cathy Bernheim" src="http://www.thetapress.fr/lethetablog/wp-content/uploads/2010/03/L.IRIGARAY©Cathy-Bernheim-150x107.jpg" alt="" width="150" height="107" /></a><p class="wp-caption-text">Luce Irigaray est née en 1930. Docteur d&#39;État en philosophie, licenciée de psychologie et diplômée de psychopathologie, licenciée de lettres modernes et titulaire d&#39;un doctorat de troisième cycle de linguistique. Analyste et maître de recherche en philosophie au C.N.R.S. à partir de 1964. ©Cathy Bernheim</p></div>
<h3><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Femmes, mères, épouses, célibataires, citoyennes&#8230;</span></h3>
<p><a href="http://www.leseditionsdeminuit.eu/f/index.php?sp=livAut&amp;auteur_id=1569" target="_blank"><strong>Luce Irigaray</strong></a> interviewée par Martine Storti en 1979, inscrit le livre récemment paru d&#8217;Élisabeth Badinter (Le conflit, la femme et la mère) dans cette histoire,  en soutenant que l&#8217;on souhaite jouer sur le travail des femmes et donc sur leur retour à la maison lorsque cela est utile pour faire tampon aux crises.  Comme Élisabeth Badinter aujourd&#8217;hui, elle explique que <em>&laquo;&nbsp;depuis des siècles son ventre, son corps, sa jouissance n&#8217;ont eu de prix qu&#8217;à condition d&#8217;être soumis à la reproduction et au maternage.&nbsp;&raquo;</em> Et elle aussi, déjà, réaffirme <em>&laquo;&nbsp;qu&#8217;il ne s&#8217;agit pas d&#8217;interdire aux femmes d&#8217;avoir des enfants, ni de les en dissuader. Simplement de leur permettre d&#8217;avoir des enfants qu&#8217;elles désirent et peuvent avoir. Sans être pour autant pénalisées légalement, économiquement dans l&#8217;image que la Société leur renvoie d&#8217;elles-mêmes.&nbsp;&raquo;</em> Les féministes des années 70 posaient déjà la question de l&#8217;utilisation du corps des femmes (reproductrices) et de son instrumentalisation par la société qu&#8217;il s&#8217;agisse des magazines ou de la médecine, sujet développé par Sylviane Agacinski dans &laquo;&nbsp;Corps en miettes&nbsp;&raquo;.  Martine Storti, le 23 décembre 1974 écrit : <em>&laquo;&nbsp;Dans toute la presse féminine, on parle du corps, du sexe, du désir pour mieux les enfermer dans l&#8217;idéologie du fric et de la consommation. On parle de l&#8217;amour libre, de l&#8217;avortement, du divorce pour renforcer le mariage et la famille. On affirme la femme libérée pour réactualiser l&#8217;image traditionnelle. Triomphe donc de la raison bourgeoise et il faudra bien arriver à en déjouer les multiples ruses si nous voulons enfin vivre.&nbsp;&raquo;</em> Est-on sorti de cela en 2010 ?  Ce qui est certain, c&#8217;est que la lecture de ce livre, de celui d&#8217;Élisabeth Badinter ou de Sylviane Agacinski pousse à la réflexion, fait sortir des idées convenues. Certes le ton de Martine Storti est moins sec, moins radical que celui des deux autres, parce que témoignage d&#8217;une époque mais il s&#8217;appuie sur une même rigueur intellectuelle et nous convie à nous extraire d&#8217;une opinion amollie par une forme de sentimentalisme moraliste bien dangereuse pour la cause de la moitié de l&#8217;humanité.</p>
<h3 style="font-size: 1.17em;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Paru sur le web sur Martine Storti : </span></span><a href="http://www.youphil.com/fr/article/01653-martine-storti-un-combat-pour-l-education?ypcli=ano" target="_blank"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Youphil</span></span></a></h3>
<div>
<p><span style="font-family: Arial, Helvetica, 'Sans Serif'; line-height: normal; font-size: 12px; color: #333333; -webkit-border-horizontal-spacing: 2px; -webkit-border-vertical-spacing: 2px;"><strong> </strong></span></p>
<h3><span style="color: #333333;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Les références des livres </span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Martine Sorti </span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">éditions Michel de Maule &#8211; 20€ </span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Je suis une femme, pourquoi, pas vous ? </span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><a href="/lethetablog/archives/667">&gt;Lire l&#8217;article : &laquo;&nbsp;L&#8217;arrivée de mon père en France&nbsp;&raquo;</a></span></span><span style="color: #ff0000;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"> </span> </span></h3>
<div id="_mcePaste"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Élisabeth Badinter</span></div>
<div id="_mcePaste"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Éditions Flammarion &#8211; 18€</span></div>
<div id="_mcePaste"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Le conflit &#8211; La femme et la mère</span></div>
<div id="_mcePaste"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Sylviane Agacinski</span></div>
<div id="_mcePaste"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Flammarion- Café Voltaire  12€</span></div>
<div id="_mcePaste"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">&laquo;&nbsp;Corps en miettes&nbsp;&raquo;</span></div>
</div>
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		<title>Duras ou le regard absolu</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Jan 2010 18:33:53 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Donner un sens à l'œuvre de Duras, au-delà d'une étude universitaire, en portant sur cette œuvre un regard de romancière, telle est la démarche proposée par Martine L. Jacquot, française installée en Nouvelle-Écosse au Canada.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong><img  class="size-full wp-image-333 aligncenter" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px; border: 5px solid black;" title="Duras ou le regard absolu" src="http://www.thetapress.fr/lethetablog/wp-content/uploads/2010/01/imgres.jpeg" alt="" width="88" height="129" /><span style="font-weight: normal;"><strong></strong></span></strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong><span style="font-weight: normal;"><strong>Donner un sens à l&#8217;œuvre de Duras, au-delà d&#8217;une étude universitaire, en portant sur cette œuvre un regard de romancière, telle est la démarche proposée par Martine L. Jacquot, française installée en Nouvelle-Écosse au Canada.</strong></span></strong></p>
<p><strong>P</strong>ourquoi tant de lenteur, de silence, d&#8217;inaction dans l&#8217;œuvre de Marguerite Duras ?<br />
C&#8217;est à cette question que répond Martine L.Jacquot.<br />
Trop simple de dire &laquo;&nbsp;nouveau roman&nbsp;&raquo; et de classer cette inclassable!</p>
<p style="text-align: center;"><img  class="aligncenter size-full wp-image-334" title="Yeux" src="http://www.thetapress.fr/lethetablog/wp-content/uploads/2010/01/Yeux.jpg" alt="" width="662" height="97" /><br />
<strong>L</strong>e regard, l&#8217;attention, la force du regard &laquo;&nbsp;jusqu&#8217;à l&#8217;envoûtement&nbsp;&raquo; (p.17), voilà le moteur.<br />
<em>&laquo;&nbsp;Cette importance primordiqle du regard se trouve dans toute l&#8217;œuvre.&nbsp;&raquo;</em><br />
<em>&laquo;&nbsp;Voir devient synonyme de participer&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p>Martine L. Jacquot décortique l&#8217;œuvre de Marguerite Duras pendant 350 pages du regard à l&#8217;écriture vitale, implacable, exigeante qui a conduit à la construction de cette production littéraire étonnante.<br />
<em>&laquo;&nbsp;Cette recherche d&#8217;un absolu qu&#8217;elle sait impossible, agit comme le désir, comme la force motrice qui permet d&#8217;aller de l&#8217;avant, de ne pas mourir. Elle est l&#8217;œil qui éclaire le chemin. Écrire, c&#8217;est avant tout éviter le néant, le silence, l&#8217;abandon.&nbsp;&raquo;</em><br />
C&#8217;est ainsi toute la puissance désespérée de l&#8217;écriture de Marguerite Duras qui est repérée, analysée, mise en évidence d&#8217;un texte à l&#8217;autre, dans cet ouvrage qui se lit sans difficulté.</p>
<p>Lecteur de Marguerite Duras, on y trouvera une richesse seulement aperçue jusque-là; pour les autres, le désir de découvrir sera aiguillonné.</p>
<h2>L&#8217;auteure : Martine L. Jacquot</h2>
<p>Depuis une vingtaine d&#8217;années, Martine L. Jacquot bâtit en Nouvelle-Écosse une carrière littéraire de plus en plus remarquée; publiée au Canada, en France, aux États-Unis, en Italie, en Belgique et en Russie, elle vit véritablement le pari de l&#8217;écriture en milieu minoritaire, à partir de l&#8217;une des plus belles régions des Maritimes: l&#8217;ancienne Acadie de la Vallée de l&#8217;Annapolis.</p>
<p>Depuis le Festival Olympique des Arts à Calgary en 1988, où elle était porte-parole des auteurs francophones en plus de présider une table ronde d&#8217;auteurs, jusqu&#8217;au salon du livre de Paris en 2004 et 2006, elle a participé à de nombreux événements littéraires, que ce soit à la Maison de la poésie de Namur (Belgique) en 1993, dans divers salons du livre à Ottawa, Edmundston, Halifax, Moncton, Lafayette ou en Gaspésie, dans les festivals de poésie de Trois-Rivières ou de Caraquet, au festival du livre de Lafayette lors du second Congrès Mondial Acadien en 1999, ou d&#8217;autres lectures à Fredericton, au Mans (France), à Soleur (Suisse) ou à la Bibliothèque Nationale du Canada à Ottawa.</p>
<p>Poète, elle est l&#8217;auteure de plusieurs titres, qui ont tous en commun de célébrer la vie, la nature, la volonté de vivre en harmonie, et les désarrois qui nous frappent et contre lesquels l&#8217;écriture est le seul recours. De <em>Route 138</em> en 1989 à<em>Cet autre espace</em>, en 2007, en passant par <em>Fleurs de pain</em>, <em>Les Nuits démasquées</em>, <em>Étapes et Points de repère sur palimpseste usé</em>, sa vision poétique s&#8217;enrichit de livre en livre.</p>
<p>Le plaisir de se sentir proche de la nature, de partager la vie à travers les fleurs, les plantes, les animaux, les enfants, remonte probablement à ces années de petite enfance où l&#8217;écrivaine vivait dans le petit village briard de Saint-Mars-en-Brie. Elle devait déménager plus tard dans la petite ville de la Ferté-Gaucher: ces deux lieux figurent aujourd&#8217;hui dans ses premiers romans, devenus Valmorin et St-Romain. Depuis qu&#8217;elle est adolescente, Martine couvre des carnets, journaux et cahiers divers de poèmes, de notes de voyages et de citations. Cette volonté d&#8217;écrire l&#8217;a menée parallèlement à la prose et à la poésie.</p>
<p>Nouvelliste, journaliste culturelle de formation, universitaire, docteure es lettres de l&#8217;université Dalhousie à Halifax et spécialiste de Marguerite Duras, ayant écrit une monographie qui fait autorité sur le romancier suisse Michel Goeldlin, elle est également une des meilleures connaisseuses de la littérature acadienne, à laquelle elle a consacré un manuel d&#8217;enseignement.</p>
<p>Lui écrire: <a class="autohyperlink" href="mailto:mjacquot@glinx.com" title="mailto:mjacquot@glinx.com">mjacquot@glinx.com</a></p>
<p>Duras ou le regard absolu &#8211; Martine L. Jacquot<br />
<a href="http://www.lespressesdumidi.fr/">Les Presses du Midi</a><br />
22€</p>
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		<title>Villa el Salvador, le collectif pour tous !</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Jan 2010 17:42:15 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Ces jeunes gens ont le courage du désespoir et le sentiment d’une injustice flagrante, ils se battent. Face à leur détermination le gouvernement péruvien décide in extremis de leur accorder un terrain. Au même moment un tremblement de terre secoue les montagnes andines et laisse sans abris plusieurs milliers de paysans qui se dirigent vers la capitale. Des cars sont affrétés qui déposent des centaines de personnes et leurs quelques affaires à 30km de Lima sur un terrain parfaitement désertique.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<address> </address>
<p style="text-align: center;"><img  class="aligncenter size-full wp-image-361" title="JM Rodrigo" src="http://www.thetapress.fr/lethetablog/wp-content/uploads/2010/01/DSC_02781575rec-bich2bd.jpg" alt="" width="567" height="380" /></p>
<h3>Jean-Michel Rodrigo et Marina Paugam proposent un document passionnant, Grand Prix Salvador Allende à Bruxelles, une histoire presque un conte. Une histoire vraie ; celle d’une utopie parvenue à se hisser jusqu’à une forme réelle&#8230;si,si,si !</h3>
<h2>VILLA EL SALVADOR : LES BÂTISSEURS DU DÉSERT</h2>
<h1>1971, <span style="font-weight: normal; font-size: 13px;">ils sont quelques milliers, ouvriers, paysans, pauvres à la recherche d’un emploi, installés au centre de Lima, au Pérou.</span></h1>
<div id="_mcePaste">Ils dérangent.</div>
<div id="_mcePaste">Ils perturbent une réunion internationale qui doit se tenir là. Le gouvernement Péruvien n’imagine pas laisser au regard du monde son centre ville, envahi par une bande de gueux désœuvrés, les yeux agrandis par la misère et brillants de colère. Les gendarmes ont bien été missionnés pour les chasser à diverses reprises mais sans succès. La pauvreté rend tenace. On a beau les repousser, ils revendiquent un territoire et le droit à l’existence.</div>
<p>Ces jeunes gens ont le courage du désespoir et le sentiment d’une injustice flagrante, ils se battent. Face à leur détermination le gouvernement péruvien décide in extremis de leur accorder un terrain. Au même moment un tremblement de terre secoue les montagnes andines et laisse sans abris plusieurs milliers de paysans qui se dirigent vers la capitale. Des cars sont affrétés qui déposent des centaines de personnes et leurs quelques affaires à 30km de Lima sur un terrain parfaitement désertique.</p>
<h2><span style="font-weight: normal;">Du sable et de la pierre, écrasés par le soleil, un point d’eau et tout au bout les vagues du Pacifique&#8230;</span></h2>
<p>En une semaine, les habitants de ce non-lieu passeront de quelques centaines à près de <strong>100 000<span style="font-weight: normal; font-size: 13px;">. Une ville de huttes de pailles se forme et s’organise si vite que trois mois plus tard commencent les cours avec des instituteurs qui partagent à 10 la paye de 5 titulaires.</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="font-weight: normal; font-size: 13px;"><img  class="size-full wp-image-301 aligncenter" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto; border: 0px initial initial;" title="Villa el Salvador" src="http://www.thetapress.fr/lethetablog/wp-content/uploads/2010/01/Villa-de-paille.jpg" alt="" width="540" height="167" /></span></strong></p>
<p>Naît alors un quartier puis une ville de la spontanéité, de la solidarité, des forces conjuguées du travail et de la volonté collective. Villa el Salvador est une de ces formes urbaines et humaines utopiques, presque invraisemblable. On y trouve un creuset dans lequel se croisent des générosités, des croyances, des idéaux, des connaissances, beaucoup de courage, une grande habitude de la misère et son corollaire une capacité infinie à la débrouille, des envies de s’en sortir, l’humanité dans ce qu’elle peut avoir de meilleur, parfois aussi de pire. Et de cette grande marmite insondable sort une capacité à construire, à échanger, à diriger, à créer.<br />
Il sort des formes politiques modernes ou des organisations presque futuristes : ainsi, il y a 40 ans, lorsqu’est conçue Villa el Salvador sur les plans, sont intégrés des espaces agricoles au sein même de la ville.</p>
<h2><span style="font-weight: normal;">Parce qu’ils n’avaient rien, ils ont tout fait</span></h2>
<address><span style="font-style: normal;">En moins de quarante ans, les habitants de Villa el Salvador ont réussi leur pari. Aujourd’hui la ville compte 300.000 d’habitants et rejoint la mégalopole Lima, d’où ses fondateurs avaient été chassés. Villa el Salvador est maintenant organisée en quartiers, équipés chacun d’un parc, de sa bibliothèque et de ses écoles. Les routes sont presque toutes goudronnées, une station radio et de télévision ont été créées. Les jeunes y sont formés et le respect de l’autre quel que soit son âge, son origine est un fondement qui se transmet de génération en génération.</span></address>
<pre class="mceTemp mceIEcenter">
<dl id="attachment_303" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><img  class="size-medium wp-image-303  " title="Jean-Michel Rodrigo" src="http://www.thetapress.fr/lethetablog/wp-content/uploads/2010/01/DSC_028615831-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></dt>
<dd class="wp-caption-dd">©D.Kalioris - Thetapress 2009</dd>
</dl>
</pre>
<p>&laquo;&nbsp;Parce que nous n’avons rien, nous ferons tout&nbsp;&raquo; est la devise de ces habitants, qui ont su avancer malgré les drames et les difficultés  qui les touchaient en restant soudés. Cette solidarité doublée d’un solide pragmatisme  les a sauvé et leur a permis de donner vie à leur rêve en plein désert.</p>
<p>À l’heure où les grands de ce monde se torturent les méninges &#8211; ou font au moins semblant &#8211; pour réduire les émissions de CO2, qu’ils ont contribué à accroître en poussant la monoculture (entre autres), les paysans andins, armés de leur bon sens, savaient il y a 40 ans que les villes avaient besoin d’une nourriture facilement accessible, peu coûteuse à acheminer. Peut-être leur pauvreté ordinaire leur a t-elle permis de se projeter dans une économie plus simple, plus évidente ? D’aucun rétorqueront qu’ils restent pauvres aujourd’hui encore. Ils ont raison. Même si un lac artificiel accueille les barques à Villa el Salvador, le revenu par habitant est très bas. Mais les enfants y pratiquent la danse, le théâtre et le dessin&#8230;ceux qui y vivent y ont installé des hôpitaux et des universités ; les habitants ont une maison sur la tête&#8230;et voix au chapitre grâce à une organisation politique qui repose sur une expression de de chacun.  Et comme Villa el Salvador n’est pas un sanctuaire mais un lieu de vie en relation avec le reste du monde, tout évolue.</p>
<h2>Jean-Michel Rodrigo, la puissance de la conviction</h2>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Q1JxLuwiFTI&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/Q1JxLuwiFTI&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Jean-Michel Rodrigo, témoin concerné<img  class="alignright size-thumbnail wp-image-304" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; border: 0px none currentColor;" title="Jean-michel Rodrigo" src="http://www.thetapress.fr/lethetablog/wp-content/uploads/2010/01/DSC_02851582-150x100.jpg" alt="Jean-Michel Rodrigo : Photo de D. Kalioris" width="150" height="100" /></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Historien de formation, photographe, journaliste, réalisateur et producteur de documentaires, Jean-Michel Rodrigo s&#8217;attache depuis toujours à informer le public sur l&#8217;évolution du monde actuel. Il est également l&#8217;un des fondateurs de la société <a href="http://www.mecanosprod.com/" target="_blank">&laquo;&nbsp;Mécanos productions&nbsp;&raquo;</a> ; ses nombreux films documentaires sont diffusés par les chaînes de télévision, mais aussi dans les réseaux associatifs. Ses films nous invitent à nous interroger sur notre conception du monde et les moyens de le faire évoluer.<br />
<span style="color: #ff0000;"><span style="color: #ff0000;"><br />
</span></span><span style="color: #000000;">Le documentaire a obtenu le Grand Prix Salvador Allende au Festival du film documentaire et de fiction latino-americain de Bruxelles « itinéraires ». Ce prix récompense les meilleurs documentaires abordant des thèmes sociaux, focalisés sur la promotion de la justice, l’égalité, la défense des droits humains et la non-discrimination en Amérique latine. Des projections seront programmées à la télévision et annoncées sur le site, où l’on peut également acheter le DVD.</span></p>
<p><strong><img  class="alignleft size-thumbnail wp-image-322" style="margin: 10px; border: 0px none currentColor;" title="Pikriss" src="http://www.thetapress.fr/lethetablog/wp-content/uploads/2010/01/Pikriss-112x150.jpg" alt="les couleurs du Pérou par pikriss de thetapress" width="112" height="150" />Lire :</strong></p>
<ul>
<li> L’évolution de l’action collective à Villa el Salvador (Lima) :<br />
de la communauté autogérée au budget participatif  <a onclick="window.open('/thetadocs/MED_124_0113.pdf','télécharger le document','scrollbars=yes,resizable=yes,width=400,height=400');return false;" href="/thetadocs/MED_124_0113.pdf">Diana Burgo-Vigna</a> &#8211; Mondes en Développement Vol. 31-2003/4-n°124</li>
<li><span style="color: #000000;">Lima quartiers spontanés : formes urbaines et facteurs d&#8217;évolution :</span><br />
Le cas de Villa Maria del Triunfo <a onclick="window.open('/thetadocs/069784fb.pdf','Télécharger le document','scrollbars=yes,resizable=yes,width=400,height=400');return false;" href="/thetadocs/069784fb.pdf">Anna M. Wagner de Reyna</a> (UNESCO)</li>
</ul>
<p>Lire aussi sur le thetablog :<br />
<a href="/lethetablog/archives/1255">Les trois saisons de la rage</a><br />
<a href="/lethetablog/archives/category/tourisme">D&#8217;autres articles à lire sur le thetablog</a></p>
<ul></ul>
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		<title>&#171;&#160;Mes étoiles noires,  de Lucy à Barack Obama&#160;&#187;  de Lilian Thuram</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Jan 2010 09:35:48 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Son engagement n'est pas récent même s'il ne se décrit "pas comme un homme engagé. Je me sens avant tout concerné". Pour en témoigner, il a répondu en 2008 à Sophie Troubac aux côtés de Raymond Aubrac, Clémentine Autain , Albert Jacquard et d'autres, sur ce thème de l'engagement. Un livre est paru chez Aubanel : "Femmes et hommes de conviction". Il poursuit son cheminement intellectuel dans le livre qu'il vient de faire paraître.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="_mcePaste">
<p><img  class="size-thumbnail wp-image-215" title="Lilian Thuram" src="http://www.thetapress.fr/lethetablog/wp-content/uploads/2010/01/Lilian-Thuram-98x150.jpg" alt="" width="98" height="150" /></p>
<div>Le 14 janvier 2010, Lilian Thuram, ancien footballeur de l&#8217;Équipe de France, voit paraître son livre :</div>
<div id="_mcePaste"><strong>&laquo;&nbsp;Mes étoiles noires, de Lucy à Barack Obama&nbsp;&raquo;</strong>, publié par les <a href="http://www.philippe-rey.fr/f/index.php?sp=liv&amp;livre_id=137" target="_blank">Éditions Philippe Rey</a>. Il présentait son ouvrage dans  <a href="http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/matins/index.php?emission_id=25060143" target="_blank">Les Matins de France Culture</a> ce jour.</div>
<div><a onclick="window.open('/lethetablog/wp-content/uploads/2010/01/Extraits-L.Thuram-chez-M.-V','écouter l'émision','scrollbars=yes,width=300,height=300');return false;" href="/lethetablog/wp-content/uploads/2010/01/Extraits-L.Thuram-chez-M.-V"></p>
<p></a></div>
<div>
<p><a rel="attachment wp-att-279"> </a><img  class="size-thumbnail wp-image-279 alignnone" title="1" src="http://www.thetapress.fr/lethetablog/wp-content/uploads/2010/01/1-150x80.png" alt="" width="150" height="80" /></p>
</div>
<div>Lilian Thuram, a créé une fondation baptisée <a href="http://www.thuram.org/index_fr.php" target="_blank">Éducation contre le racisme</a> et s&#8217;attache dans son livre à faire le florilège des personnalités noires qui ont marqué l&#8217;Histoire.</div>
<div><span style="color: #993300;">&laquo;&nbsp;L&#8217;Homme, petit ou grand, a besoin d&nbsp;&raquo;étoiles pour se repérer.</span></div>
<div id="_mcePaste"><span style="color: #993300;">Il a besoin de modèles pour se construire, bâtir son estime de soi, changer son imaginaire,</span></div>
<div id="_mcePaste"><span style="color: #993300;">casser les préjugés qu’il projette sur lui-même et sur les autres.</span></div>
<div id="_mcePaste"><span style="color: #993300;">Dans mon enfance, on m’a montré beaucoup d’étoiles.</span></div>
<div id="_mcePaste"><span style="color: #993300;">Je les ai admirées, j’en ai rêvé : Socrate, Baudelaire, Einstein,</span></div>
<div id="_mcePaste"><span style="color: #993300;">Marie Curie, le général de Gaulle, Mère Teresa …</span></div>
<div id="_mcePaste"><span style="color: #993300;">Mais des étoiles noires, personne ne m’en a jamais parlé.</span></div>
<div id="_mcePaste"><span style="color: #993300;">Les murs des classes étaient blancs,</span></div>
<div id="_mcePaste"><span style="color: #993300;">les pages des livres d’histoire étaient blanches.</span></div>
<div id="_mcePaste"><span style="color: #993300;">J’ignorais tout de l’histoire de mes propres ancêtres.</span></div>
<div id="_mcePaste"><span style="color: #993300;">Seul l’esclavage était mentionné.</span></div>
<div id="_mcePaste"><span style="color: #993300;">L’histoire des Noirs, ainsi présentée,</span></div>
<div id="_mcePaste"><span style="color: #993300;">n’était qu’une vallée d’armes et de larmes.</span></div>
<div id="_mcePaste"><span style="color: #993300;">Pouvez-vous me citer un scientifique noir ?</span></div>
<div id="_mcePaste"><span style="color: #993300;">Un explorateur noir ?</span></div>
<div id="_mcePaste"><span style="color: #993300;">Un philosophe noir ?</span></div>
<div id="_mcePaste"><span style="color: #993300;">Un pharaon noir ?</span></div>
<div id="_mcePaste"><span style="color: #993300;">Si vous ne le savez pas, quelle que soit la couleur de votre peau, ce livre est pour vous.</span></div>
<div id="_mcePaste"><span style="color: #993300;">Car la meilleure façon de lutter contre le racisme et l’intolérance,</span></div>
<div id="_mcePaste"><span style="color: #993300;">c’est d’enrichir nos connaissances et nos imaginaires.</span></div>
<div id="_mcePaste"><span style="color: #993300;">Ces portraits de femmes et d’hommes sont le fruit de mes lectures</span></div>
<div id="_mcePaste"><span style="color: #993300;">et de mes entretiens avec des spécialistes et des historiens.</span></div>
<div id="_mcePaste"><span style="color: #993300;">De Lucy à Barack Obama, en passant par Ésope, Dona Béatrice, Pouchkine,</span></div>
<div id="_mcePaste"><span style="color: #993300;">Anne Zingha, Aimé Césaire, Martin Luther King et bien d’autres encore,</span></div>
<div id="_mcePaste"><span style="color: #993300;">ces étoiles m’ont permis d’éviter la victimisation, d’être capable de croire en l’Homme,</span></div>
<div id="_mcePaste"><span style="color: #993300;">et surtout d’avoir confiance en moi.</span></div>
<div id="_mcePaste"><span style="color: #993300;"><strong>Lilian Thuram</strong>&laquo;&nbsp;</span></div>
<div><span style="color: #993300;"> </span></div>
<div id="_mcePaste">
<div id="attachment_221" class="wp-caption alignleft" style="width: 116px"><img  class="size-full wp-image-221  " title="Femmes et Hommes de conviction" src="http://www.thetapress.fr/lethetablog/wp-content/uploads/2010/01/Femmes-et-Hommes-de-conviction.jpeg" alt="" width="106" height="130" /><p class="wp-caption-text">Femmes et hommes de conviction de Sophie Troubac</p></div>
<p>Son engagement n&#8217;est pas récent même s&#8217;il ne se décrit <span style="color: #993300;">&laquo;&nbsp;pas comme un homme engagé. Je me sens avant tout concerné&nbsp;&raquo;.</span> Pour en témoigner, il a répondu en 2008 à Sophie Troubac aux côtés de Raymond Aubrac, Clémentine Autain , Albert Jacquard et d&#8217;autres, sur ce thème de l&#8217;engagement. Un livre est paru chez Aubanel : <a href="http://www.editionsaubanel.fr/" target="_blank">&laquo;&nbsp;Femmes et hommes de conviction</a>&laquo;&nbsp;. Il poursuit son cheminement intellectuel dans le livre qu&#8217;il vient de faire paraître.</p>
</div>
<h4 style="text-align: left;">Une réflexion fondée sur une expérience personnelle</h4>
<div id="_mcePaste"><em>&laquo;&nbsp;J&#8217;ai fait dans l&#8217;enfance l&#8217;expérience de l&#8217;étiquette, celle qu&#8217;on vous colle à la peau.&nbsp;&raquo;</em> dit-il à Sophie Troubac. D&#8217;où la construction peu à peu étendue, élargie, réfléchie de son engagement contre le racisme absurde et injuste, séparateur et violent, fondé sur l&#8217;ignorance et l&#8217;intolérance.</div>
<div id="_mcePaste">Intuitif ? En 2008 : <em><span style="color: #993300;">&laquo;&nbsp;Ce que je comprends, à travers la question du racisme, c&#8217;est que la société française est en mutation et que sa principale interrogation, au fond, tourne autour de son identité.&nbsp;&raquo;</span></em></div>
<div>Toutefois, le débat qui s&#8217;ouvre sur le sujet n&#8217;est sans doute pas à la hauteur de ses espérances.</div>
<div id="_mcePaste">La création d’un ministère qui associe immigration et de identité nationale ne l’a d’ailleurs pas surpris. Lilian Thuram estime au contraire qu’elle s’inscrit dans le sillage d’une <span style="color: #993300;"><em>“banalisation dangereuse du discours du Front National’’. « L’identité nationale n’est pas quelque chose de figé. Sinon cela voudrait dire que nous sommes tous des Gaulois. Pour sortir de la crise identitaire dans laquelle on se trouve, il faut avoir une réflexion et accepter que celle-ci est en mouvement »</em></span>.</div>
<div id="_mcePaste">Pour Lilian Turam, si <span style="color: #993300;"><em>&laquo;&nbsp;l&#8217;histoire nous a conditionnés à nous voir comme des Noirs, des Arabes, des Asiatiques&#8230;il est temps de nous rééduquer pour que l&#8217;on se considère d&#8217;abord comme des femmes et des hommes voulant vivre ensemble pour un monde meilleur.&nbsp;&raquo;</em> </span>En 2008,  il déclare à Sophie Troubac<em> </em><span style="color: #993300;"><em>&laquo;&nbsp;&#8230;pour faire évoluer les mentalités, il faut comprendre ce que nous sommes, interroger l&#8217;histoire et ses silences.&nbsp;&raquo;</em></span></div>
<div id="_mcePaste">
<p>Voilà un pas accompli avec la publication de son ouvrage.</p>
</div>
<div><strong>Bonus vidéo</strong> : Sophie Troubac</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="240" height="135" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/x8419i?additionalInfos=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="240" height="135" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/x8419i?additionalInfos=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
</div>
<div><strong>Mes étoiles noires, de Lucy à Barack Obama&nbsp;&raquo; de Lilan Thuram </strong>- 18 €</div>
<div><strong>&laquo;&nbsp;Femmes et hommes de conviction, ce que l&#8217;engagement veut dire&nbsp;&raquo; de Sophie Troubac</strong> &#8211; 35€</div>
</div>
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